Deux interprétations du christianisme se sont fait face.

Soit le Dieu de notre foi est l'anti-mal et son camp auto-proclamé du bien est engagé dans une lutte tous-azimuth contre le camp diabolique du mal. Dieu devient alors le dictateur suprême et cesse d'être le père de l'enfant prodigue dont parle Jésus dans sa parabole. 

Soit nous croyons que Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui (Jn. 3,17)

Je ne crois pas au même Dieu que ceux qui se récalment d' un catholicisme dur, implacable et intansigeant.

Il faut rendre grâce à François: il veut le changement. Il ne sera pas là longtemps, mais on voit qu' il a l'intention de s'attaquer aux sujets de fond. Au moins c'est ce qu'il dit. Rendre la parole comme il le fait, laisser les gens s'exprimer, proclamer un esprit d'ouverture, c'est déja instituer un grand changement dans l'Eglise. La collegialité est le seul moyen de faire tomber cette curie conservatrice qui empêche l'Eglise d'avancer et qui est bien souvent génératice de souffrances.